Sites et bâtiments



Le château
Il a été construit au IX siècle, de ce château il ne reste que le donjon. Le mur sud-est de cette tour est le seul qui ne soit pas masqué par d'autres constructions. Des remparts ont été construits sur deux lignes, il n'en reste plus rien sauf le pont-levis dont on voit la porte en ogive.(Réplique de l'entrée du château).

Les croix
Une croix à l'entrée de Bagnoles, chemin de Villalier.
Sur la place du village une croix, reste du bûcher élevé pour brûler les hérétiques.
Une croix a été déplacée de quelques mètres à la suite de la construction du foyer.
Une croix se situe route des anciennes poubelles.(Aujourd'hui déplacée de quelques mètres).
Une croix se trouvait à l'intersection de la route de Villarzel et de Parazols, aujourd'hui volée.
Une croix en fer se trouve sur un muret dans le village, sur la route de Villarzel.

L'Église
Commence à être construite au IV siècle, comme le château , et est dédiée à St-Paul-Serge (évêque de Narbonne du III siècle)(avec quelques reliques). C'est sous les rois Carolingiens qu'elle est terminée avec le presbytère et le cimetière devant.
C'est une église gothique, au XIV siècle deux chapelles latérales ont été construites l'une la chapelle de St Roch, l'autre de la Vierge. Les ossements découverts lors de travaux, montraient l'existence du cimetière autour de l'Eglise, un ossuaire à été installé à l'entrée de l'actuel cimetière.
A voir au-dessus de la porte, le cadran solaire, au sommet du clocher le paratonnerre.
Le clocher carré très élevé renferme une horloge. D'après une délibération du conseil municipal datant du 10 février 1896, estimant qu'une horloge étant pour le village un objet de permière nécessité, le maire PORTAL Jean propose de la remplacer. Il soumet un devis dréssé par Mr MAIRIE, horloger électricien de Caunes, il en résulte une dépense pour une bonne horloge 970.75 Francs.
La tombe du prêtre et curé de Bagnoles décédé en 1646, se trouve sous l'autel de l'Eglise. Des notes de ce curé, Francis Gasc, concernant les Polacres sur le sol Bagnolais en 1632, ont été retrouvées par l'abbé Baichère dans les archives de la Mairie.


Les dates
Ces dates gravées dans la pierre sont la signification d'événements importants pour nos ancêtres : construction, rénovation.
Voici quelques photos de ces linteaux au-dessus de nos portes, ou sur les croix :
Pour une promenade, le récapitulatif :

Vie paysanne
Au détour des ruelles, on peut y retrouver la trace de la vie paysanne de nos ancêtres. Un décrottoir, une borne au coin de la rue (qui empêchait les roues des charrettes de heurter le mur), quelques anneaux pour attacher les chevaux, ...
Avant que le tout-à-l'égout ne soit installé les éviers se déversaient directement dans la rue par de simples orifices munis d'une tuile ou déversoir en pierre
Les comportes chargées de raisins, ou le fourrage pour les animaux étaient hissés à l'étage des granges par un système de poulie
Beaucoup d'habitants élevaient des cochons, il reste peu de trace de ces porcheries, en voici une
Une borne romaine ? Un socle ? ... Un mystère !

Le Creux
Au nord du village, au lieu dit «la Galinière» il y a «Le Creux» ancienne carrière de grès ayant servi certainement à la construction des plus anciennes bâtisses de Bagnoles.

Carrière
Une autre ancienne carrière 200 mètres en aval de la passerelle, draine les eaux de pluie et un point d'eau est présent toute l'année, c'est le paradis des grenouilles désormais.

La Voie Romaine
Bagnoles est à 800 m de la départementale 426, elle-même sur le tracé de la voie du premier chemin de fer, elle-même tracée sur la voie domicienne, ancienne voie héracléenne. Une ancienne voie secondaire Romaine va en ligne droite de Villegailhenc à La Redorte, en passant par Conques, Bagnoles (au-dessous du Plô Notre Dame, longe la rivière, passe à l'ancien pont actuellement en passerelle, puis monte le long du chemin vicinal N°6, les anciennes poubelles, puis Parazols) et Laure.
Itinéraire supposé ici
Vestiges du Pont Romain : (ci-après un exemple de pont Romain, celui de Caunes Minervois)
100 mètres en amont du pont actuel, de gros blocs de pierre rétrécissent la Clamoux, ils pourraient être les bases d'un pont Romain, mais aucune trace historique à ce jour pour le déterminer. Autre hypothese, ils pourraient être des renforts de berges, afin de freiner l'érosion et le débit de la rivière.
Pour en savoir plus visitez le site des voies romaines dans l'Aude :
Découvrez ce chemin Romain avec quelques photos :

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La Gare
Une station de tramway à vapeur allait de Moux à Caunes,une gare se dressait au croisement de la route de Conques, jusqu'en 1982, date de sa démolition.


Le Four Communal et maison du peuple
Ce four était dans la maison située derrière la croix, sur la place du village. Il appartenait à Jean de Celles, lieutenant seigneur de Parazols en 1675 et à leurs héritiers jusqu'en 1728 au moins, il a été démoli vers 1720.
La «maison du peuple» côtoie désormais cette bâtisse.

La cabane anti grêle
Une cabane ou était tiré parfois des fusées anti-grêle, se trouvait à la sortie du village, à l'intersection de la route de Villalier et de la route de Conques. Elle se trouvait sur le bassin d'eau qui était autrefois le premier château d'eau. (Ci-après une reconstitution de cet endroit)

Le château d'eau
Avant le raccordement de Bagnoles au réseau d'eau en 1950, il y avait une pompe à eau près de la rivière, remontant l'eau au point le plus haut du quartier Plô Notre Dame (dans un bassin), pour la distribuer aux fontaines, notamment à la principale, sur la place du village.

La Fontaine de Fontdragon
Cette source d 'eau vive remonte à une très haute antiquité, elle est une des causes déterminantes de la fondation du village. Appelée d'abord Pouzet-du-Dragon, elle sera plus souvent appelée Fontdragon.(En occitan Pouzet est un petit puit).
Cette fontaine se trouvait non loin de l'ancien pont de Bagnoles à 50 m environ de la rivière, c'était l'ancienne fontaine publique du village.(Derrière la maison de l'abbé Baichère en 1900 et maintenant appartenant à Mr Sarran). On trouverait presque une raison dans l'étymologie du nom de Bagnoles (les bains) en comptant sur la croyance populaire attribuant à cette eau des propriétés curatives.
D'après des notes manuscrites laissées par Monsieur Louis Garriguet, ancien curé de Bagnoles, une statuette représentant la vierge ornait cette fontaine au XVII siècle, de plus les habitants s'y rendaient en procession le 2 Juin de chaque année, en exécution d'un voeu fait, en 1631, à Notre-Dame de Parazols, pour se mettre à l'abri d'une maladie contagieuse.
Depuis 1901 un petit faubourg s'est constitué sous la dénomination Ste Marie de Fontdragon.
Cette source coule toujours, elle alimente 3 puits en amont, mais n'est plus utilisée à sa sortie.

Les autres fontaines
Depuis 1859 deux «puits-fontaines» ont été construits dans le village, l'un sur la place, l'autre au fond du village.(à l'intersection de la rue de l'ancienne mairie). Avec l'arrivée de l'eau dans les maisons, ces fontaines n'ont plus été utilisées.
La fontaine sur la place a été déplacée près du foyer, car elle gênait la visibilité des automobilistes rentrant dans le village.

La Clauze
Une source coule encore de nos jours et l'eau est potable.


Rivière et ruisseaux
La Clamoux rivière l'été, torrent l'hiver, prend sa source près de Castans. Grosses inondations en 1921,1930,1983 et 1999 ou le pont et la passerelle ont été emportés.

Voici quelques photos de la rivière à sec et en crue :
Un barrage a été formé entre Villegly et Bagnoles, d'où part un béal passant devant le cimetière, dans la propriété de Mr Panis, arrivant au Moulin. Ensuite ce béal longe la rivière jusqu'à la route de Malves, des rigoles servent à l'arrosage des jardins potagers par un système de vannes. Les Lavandières y allaient laver leur linge. D'autres ruisseaux sillonnent le territoire de Bagnoles, le ruisseau des loups, ruisseau de l'Église, ruisseau de la Clause, Ruisseau des Agals. Une curiosité dans notre rivière : «des fesses». Un autre barrage se situe entre Malves et Bagnoles.

Les lavoirs
Les lavandières s'y rendaient pour laver leur linge ainsi qu'échanger les nouvelles du village.

Le pont, le gué et la passerelle
Après avoir été emporté par une crue au XVIII siècle, le pont était indispensable aux habitants pour aller chercher de l'eau à la fontaine. La somme allouée par l'état étant minime, les habitants durent se contenter d'édifier une passerelle en bois en aval.(on peut y voir encore de gros blocs de pierre fondatrices de l'ancien pont). Ce fut de 1842 à 1850 que le pont fut reconstruit 50 m environ plus en amont. On le refit avec 3 arches.
Il existait aussi une quinzaine de pierres pour traverser la rivière avec peu d'eau, maintenant c'est un gué cimenté où les voitures peuvent passer.
En novembre 1999 le pont a été emporté par une crue exceptionnelle de la Clamoux,
Ci-après les témoignages dans la presse, autre article et autre article

Le Foyer
Le foyer a été inauguré en septembre 1983, il se dresse sur le chemin «des sols» de nombreuses activités s'y déroulent.
Deux articles sur l'inauguration du foyer art1 et art2

Les arbres de la Liberté
Deux arbres de la Liberté ont été plantés en 1989 pour fêter le bicentenaire de la Révolution Française, un près du foyer, l'autre dans la cour de l'école. Article de presse

Les Moulins
Le moulin à eau se situe à coté du bassin, il est désormais aménagé en maison d'habitation.
Le moulin à vent se situe sur les hauts de Bagnoles, près du château d'eau.
Le moulin trincat sur le chemin menant aux anciennes poubelles, était un moulin à vent mais vu son emplacement mal exposé aux vents, il n'a jamais été achevé, et démoli récemment lors de la construction du nouveau lotissement «le Pradel».

Le Moulin à eau
Le moulin à eau se situe à coté du bassin, il est désormais aménagé en maison d'habitation et appartient au 'chateau du donjon'
Histoire tirée du site 'chateau du donjon' :
"Le titre de propriété le plus ancien est un document amusant car il a trait à un barrage, établi sur la rivière, en bordure du lieu dit "La Galinière". Cette année-là,(au XV Siècle), le barrage avait été emporté par une crue de la Clamoux (petit torrent qui descend du pic de Nore, sommet de la Montagne Noire qui est le contrefort le plus méridional des Cévennes). Les habitants du village ont aidé le propriétaire de l'époque à le reconstruire. Celui-ci leur a accordé en remerciement un droit d'arrosage pour les jardins du village. Ce droit, qui a été consigné par un acte notarié, commençait le samedi à midi et se terminait le lundi matin à la pointe du jour ! Le reste du temps, l'eau était réservée au moulin (que nous possédons encore actuellement, bien qu'il ne fonctionne plus depuis longtemps !). Actuellement, l'eau arrose toujours les jardins du village mais le temps d'arrosage n'est plus limité car le moulin ne fait plus de farine."

Le béal
Le béal principal servait à arroser les jardins potagers et aussi aux lavandières pour laver leur linge, une autre rigole a été fabriquée en 1935 en amont des jardins afin de faciliter cet arrosage, cette date y a été gravée.

Le Cimetière
En 1791 le cimetière du village se trouve sur une partie de la place actuelle du village.
Vers 1891, le cimetière a été changé de place, pour l'endroit actuel, et agrandi en 1972.
Une stèle est érigée en face le cimetière en mémoire du résistant Jean-Louis PERRETON fusillé par les Allemands à cet endroit. Les anciens de BAGNOLES connaissent la stèle de Jean-Louis PERRETON, allée de la Galinière, situé face au cimetière. Peu connaissent son histoire. Jean-Louis dit Loulou, est né à Lyon le 5 mai 1920 et a fait son service militaire avec Pierre FALCOU qui était le fils du garde-champêtre du village. Loulou est venu chez son copain, jeune, plein de fougue, il s'est engagé dans la résistance et a participé activement aux différentes actions dans le secteur. Le 24 août 1944, les allemands sont dans le village. En les voyants, il rentre dans une maison pour cacher son pistolet dans sa botte. Pris, il est immédiatement fusillé et retrouvé dans le béal. Il sera inhumé et accueilli dans un caveau familial, tout ceci dans le plus grand secret. Il avait 24 ans. Mme BLANC, qui a toujours habité le village, est convaincu que Loulou a sauvé, sans le vouloir, la vie de certains bagnolais. Monique ROUANET-ESCANDE a retrouvé des photos dans ses albums, sa famille ayant accueilli, après la guerre, la maman et la sœur de Loulou. Par la suite, les bagnolais lui ont érigé une stèle, pour lui rendre hommage et se souvenir.
Extrait du livre de Félix ROQUEFORT « Ils sont entrés dans la légende » :
« De passage dans ce petit village, à trois kilomètres à peine de Conques, les allemands exécutèrent froidement Jean-Louis Peyroton, un ouvrier ayant travaillé aux Mines et Usines de Salsigne, à peine âgé de 23 ans. Il avait appartenu aux groupes sédentaires de la Résistance avant de rejoindre le maquis et avait accompli plusieurs missions périlleuses ».

Stèle
Près de la route Minervoise, face à la campagne du Tina, une stèle est érigée à la mémoire du gendarme André DAUBERCIES.

Le monument aux morts
Installation du monument aux morts à l'entrée du village route de Malves le 11 novembre 1989, une plaque était apposée auparavant dans l'Eglise, elle y est toujours visible.
On peut voir aussi dans l'Eglise deux plaques hommages dont une offerte par des réfugiés Belges :
En l'entrée du village une plaque commémorative du cessez-le feu de la guerre d'Algérie a été apposée :

La Chapelle
L'abbé Baichère fit construire sa chapelle où il fut inhumé avec sa famille.


La Fabrique et la roqua plantado
Nom donné à la dernière maison route de Malves. C'est une ancienne distillerie d'eau-de-vie.
Cette bâtisse tombait en ruine en 1903. Elle a été restaurée par Monsieur Durand, propriétaire alors à Bagnoles. Il lui a imposé le nom de Sainte Lucie, et en a fait une petite métairie ou ferme.
Jusque vers 1870 il existait près de cette fabrique une sorte de peulvan, de menhir incliné de 3 m de haut et 4 m de long, ses débris ont servis à la construction de cette fabrique. Ci-après une reconstitution de ce menhir :
A lire

L'ancien décimaire de Ste Eulalie
Une histoire de feux follets entre Malves et Bagnoles.
A lire

L'École et la Mairie
Elles ont été installées en 1830 et se situaient route de Villarzel.
La mère de Gaston Bonheur y était institutrice vers 1918, Gaston Bonheur à vécu à Bagnoles quelques années, puis est devenu cet écrivain célèbre.
« Ici, on n'aurait même pas dit une école. Plutôt une villa, un peu isolée au bout du village, sur le chemin de Villarzel, au bas d'une montée assez raide. Elle se cachait en retrait derrière les lilas d'un jardin fleuri, à l'abri d'une grille bourgeoise. (…) Une allée de gravier menait de la grille à la porte d'entrée. En bas, à gauche, c'était la classe unique où filles et garçons, une vingtaine en tout, s'asseyaient côte à côte. A droite s'était la Mairie. On eût dit un salon, avec un véritable fauteuil pour le maire, une tapisserie à fleurs et une Marianne très discrète, sur la tablette de la cheminée, en marbre blanc veiné, du syle tendre bergère. »
Extrait : Gaston BONHEUR (La République nous appelle).

Vers 1957 les nouvelles écoles ont été construites, la mairie déplacée dans une pièce attenante à l'appartement du Garde Champêtre, puis a été déménagée à l'endroit actuel à coté de l'Église, sur la place du village en 2003.
Inauguration de la nouvelle Mairie en 2003 sous le mandat de Georges ESCANDE (Maire de 1989 à 2008).

Les Campagnes
Le Hameau de Parazols est cité dès le XII siècle. Une ancienne chapelle est construite en voûte, elle doit être dédié à la Sainte Vierge car elle est nommée Église Notre Dame. Elle est convertie de nos jours en cave. Parazols a longtemps appartenu à la famille de Celles, du XVI au XVIII siècle.
A lire
La campagne de St Pierre ou La Plaine, est plus récente que Parazols. Un des premiers maquis pendant la guerre s'y forma.